Du BNSSA au SSA : comprendre la réforme de la surveillance et du sauvetage aquatique

La filière de la surveillance et du sauvetage aquatique connaît une évolution majeure avec la création du certificat de surveillant sauveteur aquatique (SSA). Cette nouvelle organisation, annoncée pour le 1er octobre 2026, doit progressivement prendre la suite du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA).
Une nouvelle organisation de la filière aquatique
La réforme présentée par l’arrêté du 29 juillet 2026 modifiant divers arrêtés relatifs aux filières de sécurité civile prévoit une réorganisation de la formation des surveillants sauveteurs aquatiques.
L’objectif est de structurer la filière autour de compétences communes et d’enseignements adaptés aux différents environnements de baignade. Les référentiels doivent également évoluer afin d’intégrer les références techniques nationales et les nouvelles ressources pédagogiques, notamment numériques.
Cette réforme doit ainsi permettre :
- de mieux définir les compétences attendues des surveillants sauveteurs aquatiques ;
- d’harmoniser les formations et les certifications ;
- d’adapter la préparation des sauveteurs aux risques propres à chaque environnement ;
- de renforcer la prévention, la surveillance et la coordination des opérations de sauvetage ;
- d’organiser plus clairement le maintien des compétences.
La nouvelle organisation est annoncée pour le 1er octobre 2026. Certaines modalités pratiques restent toutefois dépendantes de textes d’application et de circulaires ministérielles.
Le SSA : un tronc commun complété par des options
Le certificat de surveillant sauveteur aquatique (SSA) doit constituer le socle de la nouvelle filière. Son organisation repose sur plusieurs unités d’enseignement.
La formation SSA comprend un tronc commun d’une durée annoncée de 35 heures. Celui-ci doit apporter les connaissances et les compétences indispensables à l’exercice de la surveillance et du sauvetage sur une zone de baignade.
Il aborde notamment la prévention des accidents, l’analyse des risques, la surveillance du public, l’organisation des secours et les techniques de sauvetage aquatique.
Quelles seront les conditions d’entrée en formation SSA ?
Selon les informations actuellement disponibles, l’entrée en formation SSA est soumise à plusieurs prérequis :
- être âgé d’au moins 17 ans ;
- être titulaire du PSE2 à jour de ses obligations de formation continue ;
- avoir validé le test natatoire requis ;
- présenter un certificat médical conforme.
Le PSE2, ou Premiers secours en équipe de niveau 2, occupe donc une place centrale dans le nouveau parcours. Les personnes qui ne possèdent pas encore cette qualification devront préalablement suivre les formations nécessaires, généralement après l’obtention du PSE1.
Les modalités précises du test natatoire sont encore en attente d’une circulaire ministérielle. Il convient donc de ne pas se référer à des distances, des temps ou des épreuves non officiellement confirmés.
Une préparation physique et technique peut néanmoins être envisagée avant l’âge requis afin de développer progressivement les capacités aquatiques nécessaires.
Quelles compétences seront développées ?
La formation SSA est organisée autour de cinq grands ensembles de compétences.
1. Comprendre son rôle et sa mission
- Le futur sauveteur apprend à se situer dans un dispositif de surveillance et de secours susceptible d’évoluer en fonction des circonstances.
Cette partie porte notamment sur :
- les missions et les prérogatives du sauveteur ;
- ses responsabilités ;
- l’organisation des secours ;
- la réglementation applicable ;
- son positionnement dans une organisation professionnelle ;
- la transmission des informations et la rédaction des documents nécessaires.
2. Analyser les risques d’une zone de baignade
- Le sauveteur doit être capable d’identifier les dangers propres au lieu dans lequel il intervient.
- La formation aborde notamment les règles d’hygiène et de sécurité, les risques environnementaux, les dangers de l’apnée, les traumatismes du rachis dans l’eau et les mécanismes de la noyade.
3. Développer des actions de prévention
- Le meilleur sauvetage reste celui que l’on parvient à éviter. La prévention occupe donc une place essentielle dans la formation.
- Le sauveteur doit savoir observer son environnement, repérer les comportements dangereux, informer le public et mettre en place des mesures adaptées aux risques identifiés.
4. Participer à la surveillance
- La formation prépare le candidat à intégrer un dispositif de surveillance organisé. Il apprend à utiliser des techniques opérationnelles adaptées, à déclencher l’alerte et à gérer le public, y compris lorsque la situation devient inhabituelle ou tendue.
5. Participer à une action coordonnée de sauvetage
- Le candidat apprend à intervenir auprès d’une victime dans l’eau et à participer à une opération de sauvetage coordonnée.
- Il doit notamment maîtriser différentes techniques de sauvetage, avec ou sans matériel, assurer la prise en charge de la victime et participer à sa sortie de l’eau en sécurité.
Comment la certification du SSA sera-t-elle organisée ?
D’après le référentiel présenté, la certification doit reposer sur plusieurs éléments complémentaires :
- une évaluation continue pendant toute la formation ;
- des épreuves certificatives finales ;
- la validation d’un test natatoire certificatif ;
- la validation de l’ensemble des compétences par l’équipe pédagogique.
L’obtention du SSA ne dépendra donc pas uniquement d’une épreuve finale. Le comportement du candidat, sa progression, ses capacités techniques et sa maîtrise des compétences professionnelles seront observés tout au long du parcours.
Les modalités détaillées du test natatoire certificatif et des épreuves finales étaient encore annoncées comme étant en attente d’une circulaire. La FFSS45 communiquera les exigences applicables dès leur confirmation officielle.
Formation continue et maintien des compétences
La surveillance et le sauvetage aquatique nécessitent des compétences régulièrement entretenues. Le SSA doit ainsi être soumis à une formation continue annuelle.
Pour conserver son aptitude à exercer, le titulaire devra notamment :
- suivre la formation continue du SSA ;
- maintenir son PSE2 à jour ;
- respecter les obligations réglementaires de maintien des compétences ;
- conserver l’aptitude médicale requise.
Il convient de distinguer le certificat obtenu à l’issue de la formation initiale et les obligations permettant de maintenir son aptitude opérationnelle. Les conditions exactes seront celles prévues par les textes réglementaires en vigueur.
Que devient le BNSSA à partir du 1er octobre 2026 ?
La transition vers le SSA ne signifie pas que tous les BNSSA deviendraient automatiquement invalides le 1er octobre 2026.
Le dispositif présenté prévoit des mesures transitoires destinées à protéger les titulaires actuels et à permettre aux organismes de formation, aux employeurs et aux collectivités d’adapter progressivement leurs pratiques.
Selon les informations communiquées :
- les titulaires actuels du BNSSA bénéficieraient de droits acquis ;
- les titres concernés resteraient valables pendant 36 mois à compter du 1er octobre 2026, sous réserve du respect des conditions réglementaires applicables ;
- les formations engagées avant l’entrée en vigueur pourraient aller jusqu’à leur terme ;
- les équivalences et les passerelles seraient précisées par les dispositions transitoires de l’arrêté ;
- à l’issue de cette période, le SSA deviendrait le certificat de référence pour exercer la fonction de surveillant sauveteur aquatique.
À ce stade, aucune conversion automatique ni procédure unique de passage du BNSSA au SSA ne doit être présumée. Les titulaires du BNSSA sont invités à attendre la publication des modalités officielles et à se rapprocher d’un organisme de formation habilité.
Des allègements de formation sont-ils prévus ?
Certains candidats pourraient bénéficier d’allègements en fonction de leurs qualifications antérieures.
Le document cite notamment :
- les titulaires de certains diplômes ou certificats étrangers dans le domaine de la surveillance et du sauvetage aquatique ;
- les titulaires de formations de spécialité « intervention en milieu aquatique » obtenues dans le cadre des formations de sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires ;
- les titulaires de la qualification de spécialiste en intervention aquatique de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
Ces allègements ne doivent pas être considérés comme automatiques. Leur étendue, leurs conditions d’attribution et les justificatifs nécessaires devront être vérifiés dans les textes officiels.
Ce qu’il faut retenir

- Le SSA devient le nouveau certificat de référence de la surveillance et du sauvetage aquatique.
- Son entrée en vigueur est annoncée pour le 1er octobre 2026.
- Le tronc commun SSA est annoncé sur une durée de 35 heures.
- Des options « Eaux intérieures » et « Littoral » complètent la filière.
- L’entrée en formation nécessite notamment d’avoir 17 ans, un PSE2 à jour, une aptitude médicale et la validation d’un test natatoire.
- Les titulaires actuels du BNSSA bénéficient d’une période transitoire de 36 mois : leur titre ne devient pas automatiquement invalide le 1er octobre 2026.
- Certaines modalités, notamment les tests, les épreuves et les passerelles, doivent encore être précisées ou confirmées par les textes officiels.
Réunion de rentrée SSA
- Date : 15 septembre 2026
- Horaire : 19h30
- Adresse : 331 rue d’Alsace, 45160
Nous contacter
- formation@secourisme45.com
- 02 38 43 12 73
- Inscription formation : https://catalogue-secourisme45.dendreo.com/formation/179/ssa-anciennement-bnssa






